Sous les platanes
En juillet sous la canicule
Ces cathédrales de bois vivant
Font paraître un peu ridicules
Tous ces énervés du volant
Si seulement on nous laissait faire
Et qu’on ait pas peur pour nos vies
On s’arrêterait pour une prière
Au beau milieu de la voirie
Un ministre des champs, des bois
Voulant protéger le trafic
Qualifia tout au long des voies
Les platan’s de dangers publics
Ils sont nombreux tout ceux qui pensent
Qu’il faudrait être radical
Et même supprimer cette engeance
Au bord des départementales
Ref
Si un jour je finis ma route
Contr’un platane n’allez pas
Oter ce pilier à la voûte
Ou un jour elle s’effondrera
N’accusez pas soyez bons princes
L’arbre qui n’en d’mandait pas tant
Et souvenez-vous de Brassens
Et de ses funérailles d’antan
Ces cathédrales de bois vivant
Font paraître un peu ridicules
Tous ces énervés du volant
Si seulement on nous laissait faire
Et qu’on ait pas peur pour nos vies
On s’arrêterait pour une prière
Au beau milieu de la voirie
Un ministre des champs, des bois
Voulant protéger le trafic
Qualifia tout au long des voies
Les platan’s de dangers publics
Ils sont nombreux tout ceux qui pensent
Qu’il faudrait être radical
Et même supprimer cette engeance
Au bord des départementales
Ref
Si un jour je finis ma route
Contr’un platane n’allez pas
Oter ce pilier à la voûte
Ou un jour elle s’effondrera
N’accusez pas soyez bons princes
L’arbre qui n’en d’mandait pas tant
Et souvenez-vous de Brassens
Et de ses funérailles d’antan
L’hiver les trouve monotones
C’est vrai qu’on s’promène moins souvent
Le dernier strip-tease de l’automne
Leur donne un p’tit air inquiétant
Après l’été c’est comme les filles
Chauffées par les préliminaires
Tellement pressées se déshabillent
Abandonnant leurs feuilles par terre
Les feuilles mouillées sur le bitume
C’est du savon noir sur l’ parquet
De quoi se tailler un costume
En chêne, si tu roules au taquet
Il se peut même qu’ils nous protègent
Du verglas au petit matin
Mais ne peuvent empêcher la neige
De se glisser sur not’ chemin
Ref :
On n’a jamais vu un platane
Au sortir d’une boîte de nuit
Ayant forcé sur la tisane
Se jeter sur un’ Ferrari
On n’a jamais entendu dire
Qu’un platane en sortant de table
Ait fauché un motard tout cuir
Bourré au sirop d’érable.
C’est vrai qu’on s’promène moins souvent
Le dernier strip-tease de l’automne
Leur donne un p’tit air inquiétant
Après l’été c’est comme les filles
Chauffées par les préliminaires
Tellement pressées se déshabillent
Abandonnant leurs feuilles par terre
Les feuilles mouillées sur le bitume
C’est du savon noir sur l’ parquet
De quoi se tailler un costume
En chêne, si tu roules au taquet
Il se peut même qu’ils nous protègent
Du verglas au petit matin
Mais ne peuvent empêcher la neige
De se glisser sur not’ chemin
Ref :
On n’a jamais vu un platane
Au sortir d’une boîte de nuit
Ayant forcé sur la tisane
Se jeter sur un’ Ferrari
On n’a jamais entendu dire
Qu’un platane en sortant de table
Ait fauché un motard tout cuir
Bourré au sirop d’érable.
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Paroles et musique : André Gruffaz
